1er trimestre grossesse

Premier trimestre de grossesse

Posté le 30 avril 2018 par pistacheetcacahuete

Chaque femme est différente, chacune vit sa grossesse à sa façon et il est difficile de comparer une grossesse à une autre. Je ne cherche pas à faire peur aux futures mamans, ni à me plaindre. Cet article n’est que mon ressenti sur ce que j’ai vécu. Une sorte de témoignage. Mais autant vous l’avouer tout de suite, je n’ai pas du tout aimé être enceinte. Certaines personnes sont choquées, voire outrées quand je leur dis, mais non la grossesse ce n’est pas que 9 mois super épanouissants, où on est belle, rayonnante… En tous cas pas pour tout le monde. Attention, je ne dis pas que je ne suis pas contente d’avoir eu mes enfants. Je suis consciente et reconnaissante d’avoir eu la chance de pouvoir les porter, de les avoir eu en bonne santé et cela n’a en rien altéré l’amour infini que je leur porte. Mais je n’ai pas du tout été épanouie pendant ces 8 mois de grossesse. Je ferais d’ailleurs un article sur ce sujet, malheureusement tabou.
Remerciements à Chou, ma famille et mes ami(e)s qui ont supportés mes plaintes durant ces longs mois. Amen à vous !

Haaaa le premier trimestre de grossesse, le début des changements hormonaux et corporel, le début de la « mutation » comme on disait avec ma belle-soeur.

Ce qui m’a le plus marqué durant ce premier trimestre de grossesse, mis à part les nausées, l’odorat de chien de chasse et les crises d’hémoroïdes – glamour power – ce sont les grosses fatigues. Elles sont venues petit à petit. Bossant à mon compte, j’ai la chance de gérer mon temps comme je le souhaite et mon dieu HEUREUSEMENT !! Je crois que je n’ai jamais autant dormi que durant ces 3 premiers mois. Du coup dès qu’un coup de barre arrivait – puissance 1000, ça vous tombe dessus sans prévenir et impossible de lutter, même avec 1 litre de café, rien y fait – j’allais faire une sieste – Ou deux. Ou trois. – Une amie m’a raconté que pendant le premier trimestre de sa grossesse elle allait aux toilettes du boulot faire des micro siestes pour ne pas s’endormir devant son ordinateur. Merci l’indépendance !

L’heure des vacances a sonné, et ayant lu tout et n’importe quoi sur internet – vive doctissimo -, j’ai demandé à ma gynécologue (vous savez, ma super gynécologue dont je vous ai parlé ici …)  si ce n’était pas trop risqué pour un début de grossesse de faire beaucoup de route (Lyon – Valencia en Espagne – Carcassonne – Lyon). Retenez bien ce passage, celle-ci nous a répondu que non, du moment qu’on faisait des pauses régulières. On s’est donc arrêté à la frontière pour dormir et fait régulièrement des pauses, mais ça tirait quand même pas mal dans le bas du ventre …

Une fois arrivés en Espagne (dans la maison de famille de Chou) les nausées ont débarquées. Classique vous allez me dire, sauf que je n’en avais pas que le matin comme la plupart des femmes enceintes mais H24 ! Le plus dur c’était celles du soir au couché, où je devais me concentrer pour ne pas aller vomir. La seule façon de les atténuer un peu était de manger – Oui sauf que va manger quand tu as une gerbe des enfers -. Du coup j’ai un peu gâché les vacances car nous n’avons pas pu faire grand-chose. J’avais l’impression d’être malade non-stop. Ça va que Chou voyage tout le temps de par son métier, du coup rester à la maison à alterner piscine et glandouille ça lui allait très bien.

Et puis un jour, une envie folle de soupe à l’oignon m’a prise. Il me FALLAIT cette soupe à l’oignon (en Espagne, l’été, 40°C, tout va bien). Les envies de femmes enceintes … Incompréhensibles ^^ Bon la seule que j’ai trouvée là-bas était en sachet déshydraté dégueulasse. Dommage pour moi.

Nous sommes ensuite partis rejoindre ma famille à Carcassonne (Valencia – Carcassonne :  665 km). Le trajet ne s’est pas très bien passé, ça me tirait beaucoup dans le bas du ventre et toujours cette envie de vomir. Ces 2 semaines dans ma famille se sont résumées pour moi à manger et dormir.

Petite anecdote marrante, un après-midi nous étions tous posés sur des transats dans le jardin, je mangeais mon goûter – le 5ème de la journée – et d’un coup j’ai ressenti une forte vague d’émotions m’envahir. Je me suis mise à pleurer toutes les larmes de mon corps. Ma grand-mère, paniquée, m’a demandé ce qu’il m’arrivait ce à quoi j’ai répondu : « Je sais paaaaaaaaaaaaas ». Aucune raison. Tout allait bien, j’étais entouré de ma famille, le soleil brillait, vu que j’étais en train de manger je n’avais pas trop envie de vomir… Mais impossible de contrôler ce flot de larmes. Au moins, ça a fait rire tout le monde. Quelques semaines plus tard je me souviens avoir pleurer quand Neymar, le joueur de foot, a changé de club. Ça m’a émue comme pas possible alors que je DÉTESTE, le football ! Je ne regarde aucun match (le premier et dernier que j’ai regardé date de la coupe du monde de 98, c’est dire, et je m’étais endormie devant – passion foot <3 -). Bref là aussi ça a eu le mérite de faire rire Chou.

 

émotivité grossesse

 

Vous l’aurez compris, nous n’avons pas attendu les 3 mois pour annoncer la grossesse à nos proches. D’une, j’ai toujours été impatiente, impossible pour moi de garder une nouvelle pareille. De deux vu mon état, le secret n’aurait pas été gardé bien longtemps. Dans un futur article je vous raconterais comment on a annoncé la grande nouvelle à la famille et à nos amis.

De retour de vacances, nous avons revus notre gynécologue adorée. J’entrais dans ma 12èmesemaine d’aménorrhée, celle où doit être faite la première « grosse » écographie, notamment pour vérifier la clarté nucale (pour le risque de trisomie) et contrôler tous les organes. Arrivés dans son cabinet, je m’installe sur la table, les pattes dans les étriers et elle me fait une échographie sus pubienne (dans la foufoune). On entend les cœurs de nos petits bouts, tout va bien, ils ont bien grandi depuis la dernière fois. On lui demande ce qu’il en est pour la trisomie. Elle se met à secouer la sonde échographique –qui était donc enfoncée dans mon vagin hein – et nous dit « oh s’ils étaient trisomiques ça se verrait, ils ne bougeraient pas, là regardez ils bougent quand je les secoue ». – C’EST MON VAGIN QUE TU ES EN TRAIN DE SECOUER LÀ VIEILLE ****-. Regards choqués avec Chou. Quand je me rhabille, elle nous demande si on compte partir en vacances. On lui répond qu’on en revient. Sa réponse (magique) : « Vous avez fait autant de route, mais ce n’est pas vrai ça ! Ce n’est pas bon du tout autant de voiture en début de grossesse, il y a des risques de fausse couche ! » Bah on vous a posé la question juste avant de partir justement et vous nous aviez dit que c’était ok si on faisait des pauses. « Ah non non non je n’ai jamais dit ça ! » OKAY !! On laisse couler, et elle nous dit qu’elle va nous suivre jusqu’à mes 7 mois de grossesse. Dans ma tête c’était tout vu, plus JAMAIS je ne remets les pieds dans son cabinet !

S’il y a des mums ou futures mums Lyonnaises qui me lisent, n’allez surtout pas voir la gynécologue Armand Christine à Ecully. – Boycotte !! –

 

De retour à la maison, j’ai téléphoné à l’hôpital où je me suis inscrite pour la naissance et les aient suppliés de me prendre en suivi dès le mois suivant car ça ne se passait pas bien du tout avec ma gynécologue actuelle. Sachant que pour une grossesse gémellaire, le suivi est beaucoup plus assidu que pour une grossesse simple (Une échographie et une consultation par mois, pour les grossesses bi-chorial bi-amniotique – 2 poches et 2 placentas -). Heureusement ils ont accepté et le suivit que j’ai eu ensuite a été plus que parfait.

Et vous les mamans – ou futures mamans -, comment avez-vous vécu votre premier trimestre de grossesse ? Des anecdotes ?

 

Photo de couverture : Ignacio Campo on Unsplash

7 Comments

  • Tulipe 30 avril 2018 at 16 h 53 min

    Suite à une fiv je suis tombée enfin enceinte. Écho de contrôle : ce que je craignais s’est réalisé-> les 2 se sont installés dans mon ventre. Choc. Larmes. Il était 11h30. On est allé manger dans une brasserie pour respirer, prendre conscience de la chose. J ai mis 1 mois à digérer la nouvelle. Un mois de fatigue , de fatigue intense et de larmes. C était lors des attentats en nov 2015, j ai beaucoup pleuré, un autre soir mon mari m offre une boîte de chocolat-> gros chagrin de joie. Pas de nausée mais cette fatigue.

    Et je te rejoins sur le fait que non , non la grossesse n est epanouissante du tout.je n ai pas aimé être enceinte.heureusement tout q est bien passé. Mais non je n ai pas aimé ca.

    Je te suis sur instagram 😉
    Bises

    • pistacheetcacahuete 1 mai 2018 at 12 h 02 min

      Mais quel bonheur de lire ton commentaire et de voir que je ne suis pas la seule à ne pas avoir aimé être enceinte ! Les gens en sont tellement outrés que parfois je me demande si je ne devrais pas en avoir honte …
      Halala les hormones qui nous font pleurer pour un rien ^^ Heureusement que ça ne dure « que » quelques mois ! J’espère que la suite de ta grossesse s’est mieux déroulée.

  • Amelie 1 mai 2018 at 3 h 41 min

    Cette fatigue.. jamais même maintenant qu’ils sont la j’ai ete fatiguée comme ça.
    On était en septembre octobre, le après vacances le retour à la vie normale, retour au boulot pour chéri, retour à la crèche pour le grand..impossible de passer une journée sans dormir un peu le matin et l’après midi. Je pensais a l’effet seconde grossesse devoir gérer un 26/27 mois.. mais non pas que..
    Pas de nausée juste quelques aliments qui ne passaient plus mais une tension à 8/9 avec malaise.

    • pistacheetcacahuete 1 mai 2018 at 12 h 06 min

      Tu n’avais pas été aussi fatiguée pendant ta première grossesse ? Moi première grossesse et ça m’a vraiment surprise d’être aussi fatigué alors que contrairement à toi je pouvais dormir quand je voulais. Ma pauvre tension et malaises … Tu n’as pas du t’amuser pendant ce premier trimestre !

      • Amelie 3 mai 2018 at 12 h 35 min

        Non c’est vraiment plus fatiguant une grossesse gemellaire qu’une simple. Rien de comparable j’étais HS..

  • Muller Sarah 21 mai 2018 at 8 h 05 min

    Coucou , je suis tomber sur ton Instagram ce qui ma donc
    Amener à regarder ton blog 🙊, je suis actuellement enceinte de jumeaux , donc te lire me rassure ou non sur l’instant présent et sur la suite dés événements. Évidement chaque personne et grossesse et différente mais sa fait toujours du bien de ce préparer à d’éventuelles chose que qu’elle nous n’avions Pas penser ☺️☺️
    Moi je termine tous doucement mon premier trimestre , les nausées en voiture , et une fatigue incontrôlable comme dans ton article. J’ai entre guillemets la chance d’être déjà areter avec le travaille donc je dort toute la journée 🙊🙊
    Je te fait de gros bisous et continue ce jolie petit blog qui et très bien réaliser 😍❤️

  • Annoncer l'arrivée de jumeaux - Pistache et Cacahuète 15 novembre 2019 at 10 h 04 min

    […] wouhaou était bien là, les larmes aussi – oui rappel toi, super émotivité du premier trimestre –. Des jumeaux dans la famille ! Le bonheur… le rêve de ma […]

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