illustration enceinte 3eme trimestre grossesse

Troisième trimestre de grossesse

Posté le 7 mai 2018 par pistacheetcacahuete

Attention, explosion du ventre imminente !

Je suis épatée – étonnée, stupéfaite, émerveillée – par le corps humain et par ce qu’il est capable de faire. La taille ENORME que prend le ventre d’une femme enceinte de jumeaux durant le troisième trimestre, c’est impressionnant. Àchaque fois que je passais devant un miroir je me disais « Oh la vache ! » – c’est le cas de le dire ^^ –

À 7 mois de grossesse donc, toujours cloitrée à la maison avec interdiction de bouger le petit doigt. Je m’occupais comme je pouvais. Chou et les copains m’ont offert des petits cadeaux pour m’aider à passer le temps : livres, coloriages, magasines, puzzles, jeux … Mais l’envie de prendre l’air devenait de plus en plus forte. C’est lorsque l’on est privé de quelque chose qu’on a envie de le faire à tout prix n’est-ce pas ?! Il m’arrivait de sortir 2 min en bas de la résidence pour m’aérer un peu mais je contractais de suite.

Lundi 11 décembre deuxième grosse frayeur. Le soir nous étions posés dans le canapé devant la TV quand j’ai eu beaucoup de contractions, de plus en plus rapprochées et douloureuses cette fois. Je suis allé prendre un bain pour essayer de les faire passer mais ça n’a pas marché. Chou a donc appelé les pompiers, qui sont arrivés quand je sortais du bain. J’étais en T-shirt et petite culotte. Les pompiers et le médecin ont décidés de me conduire aux urgences de la maternité – sans me laisser le temps d’enfiler un pantalon -. Direct sur le brancard et on ne discute pas ! Une fois arrivés à la maternité, un des pompiers me demande si je peux marcher jusque l’accueil des urgences. « Je veux bien moi mais je suis cul-nu à cause de vous » « Ha oui c’est vrai ! » Bref, j’ai tout de suite été prise en charge. Monitoring, échographie, analyse d’urine, prise de sang … Le travail a commencé, mon col est en train de se dilater.

C’est la panique totale, je ne suis qu’à 31SA, c’est trop tôt. J’essaie de me rassurer en me disant que ma nièce est née à 32SA et qu’elle est aujourd’hui en pleine forme mais je n’arrive pas à m’arrêter de pleurer. J’ai deux bébés dans le ventre, deux bébés qui risquent gros s’ils sortent maintenant. Chou essai de me calmer tant bien que mal. On me donne un traitement pour stopper les contractions et on me fait des injections de corticoïdes pour maturer les poumons des bébés si jamais je devais accoucher. Je suis resté une semaine hospitalisée sous haute surveillance pour MAP (menace d’accouchement prématuré)dans le service grossesses pathologiques. Durant ce séjour, je n’ai pas arrêté de dire intérieurement à mes bébés de rester encore au chaud. Qu’il fallait qu’ils tiennent encore quelques semaines et que je ferais tout pour qu’on aille le plus loin possible. À chaque nouvelle crise de contraction c’était la panique même si le personnel du service se voulait rassurant. Les monitorings étaient bons, et l’échographie du dernier jour a montré que le travail s’était arrêté. Le traitement a bien marché, je peux rentrer chez moi. OUF !

À partir de là n’ai pas cessé de répéter à mes bébés de tenir encore un peu. Objectif 34, puis 37SA !

Je passais noël en petit comité à la maison avec ma grand-mère et ma tante qui étaient venues s’occuper de moi. Chou était au bout du monde pour le boulot.
D’ailleurs, mais quelle frustration d’être enceinte à noël ^^ Pas de foie gras, pas de saumon, pas d’huitre – pas de vin – … Tout ce que j’aime à cette période !

Pour celles qui cherchent un menu de noël pour femme enceinte, voici le nôtre si ça peut vous inspirer :

  • Entrée : Velouté de cèpes et lard fumé – recette
  • Plat : Lotte parfumée à la citronnelle et caviar d’aubergines  – recette
  • Dessert : Bûche glacée à l’ananas – recette

Plus les jours passaient plus je devenais énorme. On voyait le changement d’une semaine sur l’autre. Je ne savais pas si mon corps pourrait supporter de grossir encore et encore. Et ça devenait de plus en plus éprouvant. J’avais du mal à rester allongé car le poids des bébés me coupait le souffle. Dès que je me retournais ma colonne vertébrale et mes os du bassin craquaient – je passais donc de superbes nuits -. Je faisais beaucoup de rétention d’eau. J’avais très mal au dos et beaucoup de mal à bouger. Toujours beaucoup de contractions et je vous passe le nombre incalculable de fois où je devenais émotive +++++ … J’avais l’impression que mon corps ne m’appartenait plus.

Deux fois par semaine ma sage-femme venait me faire un monitoring à domicile.

A 34SA nous avions rendez-vous pour la dernière échographie et consultation à la maternité. J’attendais cette journée avec impatience car je savais qu’on aurait une date de déclenchement, et que je pourrais enfin compter les jours. C’est bête mais ça aide ! Placenta prævia toujours recouvrant, Pistache toujours en siège, ce sera une césarienne ! Pas le choix. Ça m’allait très bien car au fond j’avais plus peur d’un accouchement par voie basse (surtout avec deux) que d’une césarienne – grossière erreur mais je ne le saurais que le jour J -. Mon obstétricienne nous propose une date de déclenchement au 1erfévrier.

1erfévrier, j’en serais à 38SA+1. C’est la déception. En sortant de la consultation j’ai les nerfs qui lâchent, je pleure. J’étais persuadé d’être déclenchée à 37SA. Ce n’est qu’une semaine de plus mais je n’en pouvais plus de cet état, d’avoir mal partout, de rester enfermée… Bon j’avais au moins une date, le compte à rebours était lancé !

Je passais les semaines suivantes affalée sur le canapé, tel un cachalot échoué. Je finissais ma valise pour la maternité.

– Je ferais un prochain article sur la fameuse valise de maternité d’ailleurs, car j’ai écouté les recommandations de l’hôpital pour le nombres d’affaires etc mais j’ai manqué d’énormément de choses et je n’ai pas utilisé la moitié de ce que j’avais pris ! Si ça peut en aider certaines … –

Je rouspétais pas mal aussi car rien n’était prêt pour l’arrivée des jumeaux, il y avait du bordel partout. Chou était débordé et moi je ne pouvais rien faire, ce qui m’énervais de plus belle.

Bref, les semaines passaient, à mon grand étonnement mon ventre n’explosait toujours pas. Vient le matin des 37SA.

 

37SA, ces fameuses 37 semaines d’aménorrhées, le terme fatidique que je voulais absolument atteindre. La fameuse limite de la prématurité. Je ne pensais vraiment pas y arriver.
Ce matin-là je me suis dit « OUF on est enfin sorti de la prématurité, ce que je redoutais tant !! Je suis fière de vous mes loulous, vous pouvez maintenant sortir quand vous voulez ». Et c’est comme s’ils m’avaient entendu. Je perdais les eaux en début d’après-midi.

illustration baleine

Dans un prochain article je vous raconterais mon accouchement et le début de cette nouvelle vie à quatre.

En attendant racontez-moi comment vous avez vécu votre troisième trimestre de grossesse. Vous aussi vous n’en pouviez plus ou au contraire vous n’avez jamais été aussi épanouie ?

2 Comments

  • Amelie 7 mai 2018 at 12 h 10 min

    Clairement ça à été le plus dur physiquement et moralement. (Contractions sans arrêt, à la maison à déprimé, ne plus pouvoir m’occuper de mon 1er de 2,5ans.
    J’ai été hospitalisée pour les piqûres de corticoïdes pour les poumons.(30sa)
    J’avais la sage femme 2 fois par semaine à la maison pour un monitoring (diabète gesta et contractions tous les jours).
    À 33 sa la sage femme m’a envoyé en urgence à la mater apres un monito inquietant, col raccourci et légèrement ouvert ,bref re hospitalisation. Traitement de 48h suivit de médicaments.
    Césarienne programmée à 38sa et qql, le 6 avril.
    J’ai enchaîné 2 semaines à la maison avec des contractions non stop. Jusqu’à ne plus en pouvoir et passer une nuit juste horrible..
    Barbouillee, contractions dans le dos et douleur à la cicatrice de ma précédente cesa.
    A 35 sa et qql jours urgence mater, monito prise de tension, les bébés etaient en pleine forme mais moi pas, décision prise 1h après on était au bloc avec le papa. (Ouf pas d’urgence vitale donc présence autorisé)

  • Laounjour 8 mai 2018 at 23 h 10 min

    J’ai beaucoup apprécié ma grossesse et j’étais presque déçue / sursoir que ma puce débarque 3 semaines avant le terme (a 38+1) mais je peux comprendre qu’avec des risques de map et un gros bisou recueillant 2 bébés cela pouvait sembler interminable ! Très joli article qui me permet de te découvrir 🙂

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