Naissance jumeaux

La naissance de mes jumeaux

Posté le 14 mai 2018 par pistacheetcacahuete

Le 23 janvier 2018. Cette journée remonte à presque 4 mois maintenant et en écrivant ces lignes, je me dis que j’espère n’avoir rien oublié. Aucun détail, aucune seconde. Elle fut tellement riche en émotions.

Le 23 janvier 2018, le jour où j’ai rencontré les deux êtres que j’allais aimer le plus au monde.

À 37 semaines d’aménorrhées, je me réveillais avec un énorme soulagement. Un gros poids en moins. « OUF on est enfin sorti de la prématurité, ce que je redoutais tant !! Je suis fière de vous mes loulous, vous pouvez maintenant sortir quand vous voulez ».

J’entamais donc la journée sereine (une éternité que ça ne m’était pas arrivé).

Personnellement je m’attendais à perdre les eaux comme dans les films, les chutes du Niagara entre les jambes. Mais ça a été bien différent. Pour le détail glamour j’étais en train de faire popo. J’ai senti un truc couler mais rien à voir avec la sensation d’uriner. J’ai tout de suite regardé dans la cuvette, voir si je n’avais pas perdu du sang. Rien. Bon j’ai peut-être halluciné je ne sais pas. Je retourne à mes affaires et rebelote. Je me retiens très fort de faire pipi et ça coule de nouveau. Bon là je crois que c’est ça. Au fond de moi je l’espère car je n’en peux plus d’être enceinte, d’être énorme et d’avoir l’impression que mon corps ne m’appartient plus.

« Chouuuu, je crois que je suis en train de perdre les eaux mais je ne suis pas sûre » Il arrive en courrant et se met à sourire comme jamais. « Bon faut qu’on fonce à la maternité, mais je n’ai pas encore sorti Linka (notre chienne) et euh ta valise elle est prête ok cool, mais je suis pas douché, bon tant pis allé on y va ». Je lui dis de se calmer, qu’on a un peu de temps devant nous. « Mais t’es sûre » Oui 🙂 calme toi, sors la chienne et prépare-toi. Je ne suis même pas certaine que ce soit ça, mais ça coule de temps en temps. Je vais aller me doucher et on va voir.

Je pars dans la salle de bain me retirer le vernis des ongles, car je sais que c’est déconseillé d’en avoir au bloc. Sachant que quoi qu’il arrive j’aurai une césarienne… (placenta prævia et jumeau 1 en siège, clique ici si tu n’as pas suivi). Je prends les devants. 3 minutes plus tard j’ai les jambes trempées. Plus de doute possible c’est bien ça. Un flot d’émotions m’envahie. Un mélange d’excitation, de peur, de joie… Ça y est les gars, c’est le grand jour. Tout va bien se passer. J’espère. Je suis soulagé et ô combien heureuse, chou sera présent. Une des grandes peurs que j’ai eu durant toute ma grossesse, c’est que les petits arrivent alors que chou est au bout du monde pour le boulot (monsieur est steward et s’absente souvent). Il sera bien là et on va vivre l’arrivée de nos bébés ensemble. OUF !!

Une bonne douche et une tentative d’épilation plus tard – vas t’épiler avec un ventre de baleine …-  on est en route pour la maternité. Petits coups de fil aux proches pour les prévenir. Durant le trajet on se disait « ça y est c’est pour aujourd’hui. Tu réalises ? Non. Moi non plus. Mais ça y est c’est pour maintenant. »

Arrivés à la maternité, direction les urgences. « Bonjour, je suis enceinte de jumeaux, grossesse bi-bi, je suis à 37 sa et je suis en train de perdre les eaux ». On me fait assoir, on prend ma tension et on me pose un cathéter. Je me mets à pleurer. Ça y est je crois que je réalise enfin. Je vais devenir maman.

Attente avant la naissance

On m’installe dans une salle où on examine mon col « Ha oui vous êtes bien en train de perdre les eaux, ce n’est pas juste une fissure, et votre col est ouvert à 2 ». J’ai des contractions mais elles ne me font pas trop mal. Dernière échographie et monitoring de contrôle, les bébés vont bien. Ils sont estimés à 2,6Kg tous les deux. Analyses d’urine pour vérifier qu’il n’y a pas d’infection. Une heure après on a les résultats, tout va bien. La césarienne est programmée pour ce soir. On attend qu’une chambre se libère à la maternité et on m’y amène. Avec chou on fait un pari. Lui dit qu’ils n’auront pas de cheveux, moi je dis qu’ils auront la touffe.

Une fois dans ma chambre, on me demande de prendre une douche à la Bétadine et de retirer tous mes bijoux. À peine sortie de la douche c’est parti, on m’allonge sur un brancard et on me descend au bloc. Sur le chemin, je croise le Docteur Mathé, la gynécologue qui m’a suivie tout au long de ma grossesse. La voir me fait pleurer. Je la remercie pour tout, pour ses paroles qui m’ont aidés à tenir jusque-là, pour son professionnalisme, ses conseils et sa gentillesse. Elle me rassure une dernière fois en me disant que le chirurgien qui va s’occuper de moi est super et qu’il fait les plus belles cicatrices de l’hôpital !

preparation papaOn me laisse dans une salle à côté du bloc et on me dit qu’on revient me chercher dans une dizaine de minutes. Chou part de son côté se mettre en tenue, car il a le droit de venir avec moi (MERCI !!!!!). J’ai l’impression d’être dans un état second. Je caresse mon ventre, je sais que bientôt je n’aurais plus ce bidou immense. Même si je n’en peux plus et que j’ai hâte de ne plus l’avoir, j’essaie d’imprégner ces sensations dans ma mémoire. Pour pouvoir me souvenir. Je parle à mes bébés. Je leur dis qu’on va bientôt se rencontrer, que quoi qu’il se passe je les aime déjà plus que tout et que tout va bien se passer. Je ne sais pas si c’est eux ou moi que j’essaie de rassurer en disant cela.

Les minutes passent et me semblent longues et en même temps je ne suis pas si pressé que ça. J’ai peur de la césarienne. On va m’ouvrir le ventre et je vais tout entendre. Et s’il arrive quelque chose à mes bébés ? Si en fait, c’était quand même trop tôt, malgré qu’ils soient considérés à terme ? S’ils n’étaient pas prêts ? Et moi est-ce que je suis prête ?

Enfin, on vient me chercher. On m’explique qu’il y a eu une urgence et qu’ils ont dû faire une césarienne avant la mienne. Je suis tellement dans un état second que je n’ai aucune notion du temps (je suis resté une heure à attendre).

Ils m’installent sur la table, et on me pose la rachianesthésie. J’appréhendais d’avoir mal mais je n’ai presque rien senti. Une sensation de chaud envahie mes jambes. J’observe partout autour de moi, je veux me rappeler de chaque détail. On me met en position, les jambes allongées, les bras écartés. On tire un grand champ bleu devant moi. Ça y est je ne vois plus mon ventre. Chou arrive et se place sur ma gauche au niveau de ma tête.

On me demande si j’ai senti quelque chose. Je réponds que non. L’anesthésie fonctionne, l’opération peut commencer. Je ne lâche plus chou du regard. Je sens mon corps bouger, ils n’y vont pas de main morte… Je sens qu’on me touche mais je n’ai pas mal. C’est très étrange comme sensations. Je me concentre sur ce que me dit chou, pour ne pas imaginer ce qu’il est en train de se passer au niveau de mon ventre.

Chou me dit qu’il m’aime, il me dit merci pour tout ça avec les larmes aux yeux. Je l’aime.

On entend une sage-femme (ou une interne je ne sais pas) dire « Ha, on voit les pieds ! ». On commence à pleurer. Deux secondes après on entend les premiers cris. C’est Pistache. On pleure de plus belle et on se met à rire. Je ne saurais vous décrire la joie et le bonheur qu’on ressent à ce moment-là. C’est tellement puissant…

Une sage-femme amène Pistache près de nous. La première chose que l’on remarque c’est sa touffe de cheveux noir. « Ha tu as gagné il a plein de cheveux » me dit chou en rigolant. Je m’entends répéter « Oh la vache c’est mon bébé, c’est mon bébé ! » je ne sais combien de fois. On me pose Pistache sur la poitrine, j’essaie de le voir mais il est tout emmitouflé dans un lange je ne vois rien. 30 secondes plus tard on me le prend déjà, il part dans une autre salle. De nouveaux des cris, c’est Cacahuète. Seconde vague d’amour, de bonheur et de joie. On nous l’apporte. Ce qui m’a frappé en le voyant c’est son poids. Il est tout fin, tout fripé, tout petit. Rien à voir avec Pistache. Il y a un problème. Je m’inquiète. On me le pose à peine sur la poitrine qu’on me le reprend déjà. Il part dans une salle à côté avec les infirmières et les sages-femmes. Chou part avec eux. Je demande si tout va bien. « Oui madame tout va bien ne vous en faites pas ». Mais est-ce que mes bébés vont bien ? « Oui ils vont bien, on leur fait les premiers soins, votre mari est avec eux ». Mais est-ce qu’ils vont bien ?

J’ai dû leur demander ça une vingtaine de fois. L’émotion, l’état second dans lequel j’étais, ce que je venais de vivre… J’avais du mal à assimiler ce qu’on me disait. Et j’avais vraiment peur pour Cacahuète. Une infirmière revient et me dit que les deux bébés vont bien, 2,8Kg pour Pistache et 2,190 Kg pour Cacahuète.

Naissance jumeaux

On me referme le ventre. J’entends le chirurgien passer sa commande pour le diner. Oh mec tu viens de m’ouvrir le ventre, tu viens de mettre mes 2 bébés au monde, je suis dans un état indescriptible et toi tu penses à ton diner … Bon pour lui une césarienne c’est la routine, mais je viens de vivre quelque chose de tellement fort que j’en suis presque vexée. Je l’entends quand même dire « Si toutes les césariennes pouvaient se passer comme ça ! C’est parfait ». Je suis rassurée.

On m’emmène en salle de réveil. Mes belles-sœurs m’avaient raconté leurs césariennes et m’avaient dit qu’en salle de réveil, on était toute seule. Qu’il fallait attendre une ou deux heures avant de pouvoir voir son enfant (quand tout va bien). Qu’elle ne fut pas ma surprise et ma joie quand 10 minutes après je vis Chou arriver avec Pistache dans les bras, suivit par une infirmière et Cacahuète dans un berceau. Nos premiers instants tous les quatre.

Naissance jumeaux

Chou me met nos deux garçons dans les bras. Je ne suis pas très à l’aise, j’ai peur de ne pas bien les tenir. Je ne bouge pas d’un poil. Je les regarde. J’observe le moindre millimètre de leurs peaux, leurs petites mains, leurs visages encore plein de vernix caseosa. Ce sont mes bébés. Ils sont beaux. Mais Cacahuète me parait vraiment petit et tout frêle. L’infirmière nous dit qu’il y a eu un souci avec son placenta, qu’il va bien et qu’il ne risque rien maintenant mais qu’il a surement manqué quand il était dans mon ventre. D’où la différence de poids entre les deux frères. Pour ne pas le fatiguer et qu’il perde trop de poids en régulant sa température, il sera mis en couveuse. Je m’en veux terriblement et je me mets à pleurer (qu’est-ce que j’aurais pleuré ce jour-là !). Chou me dit que je n’y suis pour rien et que Cacahuète va bien c’est le principal. Oui mais il a manqué, je ne lui ai pas apporté tout ce dont il avait besoin quand il était dans mon ventre. Il va bien mais il est faible. Je sais que je n’y suis pour rien, que je ne peux rien y faire mais je ne peux pas m’empêcher de culpabiliser.

On me donne à boire mais ça me donne envie de vomir. Plusieurs fois on vient m’appuyer sur le ventre. Ce n’est vraiment pas agréable. J’essaie de bouger mes jambes, ce n’est pas trop ça mais je récupère des sensations petit à petit. Deux heures trente plus tard, on me remonte en chambre.

La sage-femme de garde vient se présenter. Je lui demande si je peux essayer de mettre mes bébés au sein. « Non, vous ferez ça demain, maintenant il faut vous reposer ». Sa réponse ne me plait pas. Je voudrais vraiment allaiter et j’ai peur de « louper le coche ». J’insiste. Elle aussi. Je fini par baisser les bras. Elle me dit qu’une auxiliaire va venir chercher les bébés dans peu de temps. Je lui dis que je veux rester avec eux. Mais il est tard (plus de minuit), il faut que je me repose et je ne peux pas m’occuper d’eux seule, la nuit, en ayant subi une césarienne trois heures plus tôt. Ha oui je n’ai pas pensé à ça… J’abdique et regarde mes bébés partir avec l’auxiliaire.

On me donne des médicaments contre la douleur, je sens que l’anesthésie commence à partir. Chou rentre se reposer. Je lui dis de regarder au fond de ma penderie en arrivant. Pendant la grossesse je lui ai préparé des petites surprises à ouvrir le jour de la naissance. Pour marquer le coup et pour le remercier de m’avoir offert deux magnifiques bébés. Dans un prochain article je vous montrerais tout ça.

Voilà.
Il est une heure du matin et je me retrouve seule dans ma chambre d’hôpital. Mes bébés ne sont plus dans mon ventre, eux qui sont restés en moi durant 8 mois. Ils ne sont plus là. Ils ne sont pas bien loin et je sais que chou viendra à la première heure demain matin mais je me sens terriblement seule. Je regarde mon téléphone. 70 messages et 40 appels manqués. Je n’ai pas la force de répondre.

J’essaie de me reposer. Je ferme les yeux mais j’ai le cerveau qui fuse à 1000 à l’heure.

Ça y est je suis maman. Maman de deux bébés. Je me repasse les images de cette journée dans la tête. Je repense à cette grossesse. Cette grossesse que je n’ai pas du tout appréciée, qui m’a semblée interminable.
Je suis maman.
Pourtant ça y est c’est fini. Ce n’était pas si long que ça au final.
Je suis maman.
Ma nouvelle vie a commencé. Ça en valait la peine.
Mon corps commence à me démanger. Une réaction à la morphine surement. Je n’ai pas la force d’appeler une infirmière, je suis épuisée.
Je suis maman.
J’ai hâte que chou revienne et qu’on puisse faire connaissance avec nos deux amours.
Je suis maman.
J’ai donné la vie à deux bébés en même temps. C’est fou quand même !
La prochaine fois que je rentrerais à la maison ce sera avec mes deux bébés. J’ai hâte de leur montrer leur maison, notre maison.
Je suis maman.
Il va falloir que j’assure maintenant, je veux leur donner le meilleur.
Je les aime déjà et ils me manquent.
Je suis maman.
J’ai du mal à réaliser. Ils sont vraiment là ? J’ai vraiment donné naissance à deux bébés ?
Attend il faut que je re-regarde la photo de nous quatre pour être sûre.
Je suis maman.
Oui ils sont là, mes deux bébés qui étaient encore dans mon ventre ce matin. Vivement demain que je les retrouve. J’espère que la nuit se passera bien pour eux et qu’ils ne se sentent pas seul.
Je suis maman.
Deux bébés. Jamais je n’aurais pu imaginer.
La vie réserve de bien belles surprises parfois.
Ça n’a pas toujours été facile, j’en ai vécu des galères mais aujourd’hui j’ai tout pour être heureuse.
Un homme en diamant brut que j’aime à la folie, un joli appartement, un boulot que j’adore, des supers amis, une famille et une belle famille géniales et aujourd’hui deux bébés. Mes deux cerises sur le gâteau.
Je suis maman.
Je ne peux rien demander de plus. J’ai tout.
Je suis maman.
Merci chou pour ce beau cadeau de la vie.
Merci la vie.

Je suis maman…

WOUHAOU JE SUIS MAMAN !

——————————————- ♥ ——————————————-

À vous les mums, racontez-nous le plus beau jour de votre vie !

11 Comments

  • Marcie 14 mai 2018 at 18 h 23 min

    Waou, quelle émotion… tu m’en as donné les larmes aux yeux. A 3-4 semaines de mon déclenchement, j’attend avec impatience et anxiété ce jour où je vais rencontrer mes deux amours.

    Ton blog est juste top pour nous, les futurs mamans de jumeaux… ça nous permet tellement de nous retrouver dans ton histoire et de ne pas se sentir « seule ».

    Continue comme ça 👊🏼

    • pistacheetcacahuete 15 mai 2018 at 18 h 39 min

      ♥ Merci ♥
      3 semaines, ça va arriver super vite !! Je te souhaite un très bel accouchement. N’hésites pas à revenir nous raconter tout ça 🙂

      • Marcie 16 juin 2018 at 21 h 00 min

        Bon et bien je reviens ici te raconter mon accouchement.
        Dimanche 10 juin : dernière écho de nos amours > ma gyneco décide de me déclencher le mercredi 13 juin (37 SA + 2).

        2 petits jours attendre pour pouvoir rencontrer nos jumeaux.

        Nous sommes donc rentrés le mercredi matin à 8:30. Monito, écho… et c’est parti on me pose le tampon à 11:00. Et seulement quelques minutes les contractions arrivent… de plus en plus forte…
        Je commence à ne plus les supporter dans l’apres-midi et alors au moment des toucher pour le col je hurle de douleur… pour qu’on m’aprenne qu’il n’est ouvert que de 1 doigt large (donc il n’a pas bouger depuis 15 jours)… puis 2 petits doigts…

        A 17:30 je n’en peux plus, mon mari ne sait plus quoi faire, me voir dans cet état le fait paniquer… et heureusement ma gyneco décide de me poser la péridurale malgré que les doigts. On redescend donc en salle d’accouchement et la pose de la péri >>> bonheur au bout de 2 heures. Je ne sens plus rien du tout.

        A tel point que mon col ne travaille plus et qu’à 00:30 au toucher il n’a encore pas bouger. Ma gyneco décide donc de me faire une césarienne et me rassure en me disant qu’elle ne peut pas me laisser comme ça sans rien faire pour moi et les petits. J’accepte évidement car la santé de mes anges passent en priorité et de toute façon face à mon col feignant rien n’y aurait fait.

        On passe au bloc et 30 min plus tard à 1:00 (donc le 14 juin) : premiers cri de mon petit Léon (2,590kg). On me le montre 3 secondes et 1 min plus tard son frère Robin pointe son nez (2,680kg). Et là ma vie a changer, je suis la maman la plus heureuse du monde. Seulement je fait une hémorragie, mon utérus ne se rétracte pas… donc ça dure un peu mais longtemps… je panique et tremble comme une feuille. Mais ma gyneco a encore une fois de plus fait son boulot comme un chef et tout est rentré dans l’ordre.

        J’ai rencontré mes petits anges 2h après la cesa et depuis c’est le bonheur complet malgré la cicatrice qui me tire énormément.
        Ils ont eu du mal à respirer quelques minutes mais rien de grave. Pas de couveuse, nos anges sont avec nous. Papa a su s’occuper tout de suite de ses fils voyant que maman ne pouvait rien faire.

        Je suis plus que fière de lui et de mes bébés qui ont su attendre les 37 SA pour venir au monde et ne plus être dans la prématurité.

  • Mamandetwixettes 14 mai 2018 at 18 h 49 min

    Wahou mais quel beau récit ! Mais pas très sympa la sage femme de te refuser une mise au sein. Ne serais ce que une petite mise au sein t’aurais donné encore plus de bonheur ! Quel belle journée tu as vécu ! Et une boîte à papa j’aurais tellement aimée faire ça mais en passant la plupart de ma grossesse dans le suspense de le vie des filles je n’ai rien préparée.
    Et que merci de confirmer que le chirurgien y va comme un dingue sur le ventre pendant la césa…
    moi j’etais enformie donc je n’ai rien sue mais à voir la taille de mon bleu… même les sages femmes étaient impressionnées alors qu’elles ne fessaient que 30 et 36cm alors j’imagine pas avec des bébés nés à terme…
    Merci beaucoup d’avoir fait le récit de cette belle journée !

    • pistacheetcacahuete 15 mai 2018 at 18 h 37 min

      ça m’a vraiment peiné qu’on me refuse la mise au sein. J’ai quand même réussi à les allaiter par la suite mais j’étais très frustré sur le moment. Oh oui c’est horrible comment ils s’y prennent pour la césarienne. Heureusement qu’on ne voit rien mais tout le corps bouge c’est dingue. Par contre, ma gynéco à dit vrai j’ai une très belle cicatrice, mon chirurgien à fait ça proprement.

  • Amelie 14 mai 2018 at 20 h 38 min

    Je te l’ai déjà mis sur insta mais pfiou… que d’émotions..
    Nous c’était prévu pour le 6avril 38sa et des brouette, césarienne programmée à cause de ma précédente césarienne. (Risque de rupture utérine si contractions efficaces de quoi bien flipper)
    Clairement je n’en pouvais plus mais d’un côté j’avais les 37sa en tête il fallait tenir jusque là.
    Le samedi de ma 35e semaine Après accord de la sage femme on se décide à aller faire quelques photos en forêt pour immortaliser cette grossesse 15 minutes de voitures et une mini marche. L’après midi repos repos ça contracte pas mal. Après une nuit horrible où je suis restée dans le canapé tellement j’avais mal j’ai réveillé chéri à 5h du mat qui m’a gentillement dit de prendre du spasfon et de me coucher que c’était le contre coup de la veille. A 8h30 je le réveille de nouveau toujours mal et je me sens faible. Une douche on depose le futur grand frère et on file aux urgences.
    Monito et prélèvements en tout genre, appel au gynéco de garde pour son avis… verdict je suis en travail on ne peut plus arrêter les choses vu le stade de la grossesse et ma tension est très haute alors que j’ai eu 10 toute la grossesse. « Dans 1h on va au bloc »
    Ça y est c’est le jour J.
    L’auxiliaire de garde est celle qui s’est occupé de notre 1er à sa naissance le gynéco de garde celui qui m’a fait ma 1er cesa. C’est un signe..
    Le papa pourra être présent vu que ce n’est pas une urgence vitale. Tout va bien !!!
    Mais la sage femme regarde ma dpa avec mon dossier et me dit que comme je ne suis pas encore à 36sa ils devront aller en neonat.
    Là je flippe.
    On descend au bloc. Chéri part s’habiller pendant qu’on me fait la rachis. Je suis en panique pourtant j’ai déjà vécu ça. Je me prend une décharge dans le dos au moment de l piqûre je panique encore plus mais Tout est bien en place et petit à petit je ne ressens plus rien.
    Chéri me rejoint, sur le coup je ne le reconnais pas..
    Et les choses sérieuses commencent. On me secoue dans tous les sens c’est tres bizarre comme sensation. Et 1 cri c’est Rafaël, il respire, on me le montre et il repart aussitôt. Pas le temps de dire ouf un second cri, c’est Yaël.
    Les 2 bébés sont posés tout contre ma tête je n’arrive pas à y croire. La sage femme nous prend en photo et ils partent avec leur papa pendant qu’on me recoud.
    On est dimanche personne en salle de réveil alors j’ai droit à un peau à peau magique sous couverture chauffant qui n’aurait pas pu avoir lieu en semaine.
    Chéri doit me quitter avec les bébés pour remonter dans le service je reste seule. J’ai dû dormir je ne me souviens pas de tout.
    Les orteils bougent à peine mais c’est le signe que je peux aller en chambre, chouette je vais retrouver mes bébés. En montant on me donne leur poids presque 2,9kg et presque 2,5kg. De super poids pour des prema..
    Mais ils sont en neonat…

    • pistacheetcacahuete 15 mai 2018 at 18 h 33 min

      Oh oui très très bon poids pour ce stade de la grossesse !! Et bravo d’avoir tenu jusqu’à 35sa avec deux bébés de ce poids là ! C’est super. Trop bien pour le peau à peau en salle de reveil ! Ca a du être magique 🙂 Merci pour ton témoignage ♥

  • Ju Rss 14 mai 2018 at 21 h 53 min

    J’ai accouché a 35 sa de mes jujus grossesse bibi comme toi Gars/fille.
    J’ai eu une grossesse de rêve, pas bcp pris de poids 12kg en tout j’ai jamais été malade. Ma fin de grossesse a été plus complique suite a de l’hypertension (plus je faisais des monitoring plus ma tension augmentait sûrement le stress de fin de grossesse).
    Accouchement en urgence (oui et non) j’ai fissuré ma poche des eaux le dimanche 25 juin 2017 mais je ne m’en suis pas tellement inquiétée jusqu’à ce que j’arrive a la mater et qu’on m annonce que mes bébés seront la bientôt)
    Une césarienne parfaite un retour en chambre ok. Mais la séparation avec mes bébés m’a provoqué un gros baby blues pdt 1 semaine. Je ne faisais que de pleurer car je ne voyais pas bcp mes bébés j’ai commence a culpabiliser de leur prématurité. Je me posais tellement de question. Ma fille a eu un gros RGO (2kg120) et mon fils (2kg545). Nous avons été séparé 3 semaines avant de pouvoir enfin commencer notre nouvelle vie. Je me retrouve dans tes angoisses dans tes doutes. Aujourd’hui ils sont en parfaites santés et je suis plus que comblée 😍
    Pleins de bonheur 😘

    • pistacheetcacahuete 15 mai 2018 at 18 h 27 min

      J’imagine le coup de déprime dû à la séparation… J’avais tellement peur de ça ! 35sa avec des jumeaux c’est déjà super 🙂 Tant mieux si tout va bien aujourd’hui c’est ce qui compte ! Merci pour ton témoignage ♥ et plein de bonheur à vous aussi !

  • Christine 14 mai 2018 at 22 h 43 min

    Je vous raconte un peu mon accouchement de mes faux jumeaux qui étaient à la base des triplés (pas de commentaires, la vie donne puis reprend).
    Le 11 novembre 2003, 3h du matin !!
    Accouchement par voie naturelle avec péridurale (putain la taille de l’aiguille !! Tu l’as sens bien passé celle là !).
    Bébé 1 engagé, accouchement à 7 mois et demi.
    Bonheur incroyable de tout sentir sans avoir mal. C’ Moi qui l’ait sorti de mon ventre, je l’ai attrapé et posé sur moi, le beau brun ! A peine le temps de le voir et de chialer qu’on me le prend. Et je dis « on fait une pause, j’en peux plus ! ». La dame éclate de rire !! « Non on y retourne on y est presque. »
    J’étais épuisée, nausées terribles. Je repousse et 3 minutes plus tard, je sors de mes cuisses une tête blonde !! Pareil je le pose, à peine le temps de voir qu’il va hyper bien que bébé 2 part avec mon mari. Et soudain une terrible angoisse : la responsabilité mère de 2 enfants prématurés (avec option petit problème médical pas envie d’en parler).
    2.5 kg chacun
    Et le 3ème à sortir malgré tout.
    Nos fils sont les lumières de nos vies. Nous sommes fusionnels tous les 4. Indestructibles

    • pistacheetcacahuete 15 mai 2018 at 18 h 25 min

      Quelle journée tu as du vivre ! J’imagine le mélange d’émotions et tout ce que tu as pu ressentir. Merci pour ton témoignage ♥

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